Wednesday 08 September 2010
 
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  Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des Arts et des Métiers.
 
 
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DIDEROT ET D'ALEMBERT

in folio

vendu euros

REFERENCE : 9600
   
  Paris, Briasson, 1751-1772 35 volumes in-folio; veau marbré, dos à nerfs orné, triple filet en encadrement sur les plats, pièce de titre rouge et pièce de tomaison verte, tranches rouges (Rel. de l’époque).
PREMIERE EDITION. Exemplaire bien complet du Supplément et de la Table analytique. Cet ouvrage fut la plus vaste entreprise littéraire du 18ème siècle.
Il comporte: 17 volumes de texte, 11 volumes de planches, 5 volumes de Supplément (dont un de planches) et 2 volumes de table.


  Encyclopédie (de Diderot et d'Alembert), entreprise éditoriale, philosophique et scientifique menée par Denis Diderot et d'Alembert dans l'esprit de la philosophie des Lumières et parue entre 1751 et 1766.
Un projet éditorial:
Né du projet de traduire la Cyclopædia de l'anglais Chambers (publiée de 1728 à 1742) pour l'éditeur Le Breton en 1745 - Diderot travaillait alors comme traducteur pour une maison d'édition -, l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers grâce à Diderot affichait son ambition de faire l'inventaire des acquisitions de l'esprit humain.
Son objectif était de favoriser la diffusion de la philosophie des Lumières. Diderot a eu recours à des auteurs connus (Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Buffon, Du Marsais, Daubenton) ainsi qu'à des auteurs inconnus. D'Alembert s'occupait des mathématiques, Diderot de l'histoire de la philosophie, Buffon des sciences de la nature, Paul-Joseph Barthez (1734-1806) de la médecine, Quesnay et Turgot de l'économie. Le chevalier de Jaucourt assistait Diderot dans de nombreuses tâches rédactionnelles et éditoriales.
L'Encyclopédie est avant tout marquée par l'intérêt de Diderot pour la technique, même si certaines planches s'inspirent d'autres encyclopédies, ou si certaines conceptions paraissent archaïques.
Le destinataire était "le peuple" et pourtant les souscripteurs étaient des gens cultivés, ecclésiastiques, nobles et parlementaires.

Un projet philosophique:
L'article "Encyclopédie", rédigé par Diderot et placé en tête du premier volume après le Discours préliminaire de d'Alembert, définit le programme d'ensemble de l'ouvrage : le projet de l'Encyclopédie était de rassembler les connaissances acquises par l'humanité, son esprit une critique des fanatismes religieux et politiques et une apologie de la raison et de la liberté d'esprit. Diderot relie le projet encyclopédique à la philosophie, qui trouve en ce siècle son plus grand développement. l'Encyclopédie doit faire la synthèse (et le tri) des acquis humains et effectuer une généalogie des connaissances. Diderot emploie à cet effet une technique spéciale : des racines aux dernières branches, la connaissance progresse et porte ses fruits. L'encyclopédie est donc un arbre de la connaissance. Aussi, le projet antireligieux devient explicite. Non seulement la connaissance n'est pas interdite, mais elle est construite par l'homme, qui doit s'appuyer sur elle pour son bonheur.
Une stratégie éditoriale : ordre et circulation
Il s'agit pour Diderot de "tout examiner, tout remuer sans exception et sans ménagement". Il procède à cet effet à une mise en ordre rationnelle (encyclopédie "raisonnée") alphabétique. Il s'appuie sur la classification des facultés et des sciences établie par le philosophe anglais Francis Bacon. Nouveauté, Diderot utilise les "renvois" ("de choses" et "de mots") pour faire circuler le lecteur à travers cette forêt de connaissances.
Le trajet raisonné induit par les renvois construit progressivement un discours sceptique : l'analyse des mythologies fait douter de la vérité de la religion chrétienne, l'étude de l'histoire ancienne ou des mœurs des pays lointains conduit à porter un autre regard sur notre politique et nos mœurs, selon un procédé cher aux Lumières - à l'œuvre de Voltaire, la convocation "encyclopédique" (en un cercle) du savoir visant bien plus à provoquer une réflexion et une relativisation politique qu'à seulement instruire. Toute la ruse et l'idéologie de l'Encyclopédie est dans ces renvois, discrets mais efficaces.
Les chapitres sur les techniques artisanales et les métiers visent quant à eux à informer sur des choses dont on ne peut douter ou à dissimuler la vocation philosophique antireligieuse de l'entreprise.

La "bataille" de l'Encyclopédie:
Le premier volume, tiré à 2 000 exemplaires, fut adressé aux souscripteurs le 28 juin 1751. Dans l'article "Autorité politique", Diderot attaque Bossuet et la théorie de la royauté de droit divin. Très vite, l'entreprise reçoit le soutien de Malesherbes, de Montesquieu, de Voltaire et de Mme de Pompadour. L'Encyclopédie connut un succès européen : la Suisse, l'Italie, l'Angleterre, la Russie l'acquirent.
En 1752 parut le tome II, qui fit scandale, et la publication fut suspendue. Diderot entreprit de se cacher. Voltaire proposa de continuer l'entreprise à Berlin, mais Diderot refusa. En 1753 parut le troisième tome!; il fit l'objet d'une condamnation du Conseil du Roi. Les tomes IV, V et VI parurent néanmoins en 1754, 1755 et 1756.
En 1757, l'Encyclopédie fit l'objet de 4 200 souscriptions.
Une "bataille" se déclencha alors à partir de l'article "Genève", rédigé par d'Alembert, qui suscita une réponse virulente de Rousseau. L'Encyclopédie fut l'objet de railleries : Moreau surnomma les encyclopédistes les "cacouacs", Palissot rédigea une Petite lettre sur de grands Philosophes, Voltaire la qualifia de "fatras". En 1759, l'Encyclopédie est interdite à la publication. Le privilège de 1748 fut annulé; ordre fut donné de rembourser les souscripteurs. Pour les dédommager, Le Breton édita deux volumes de planches séparées, qui bénéficièrent d'un privilège spécial et furent envoyés aux souscripteurs. D'Alembert, Marmontel et Duclos se retirèrent. Diderot poursuivit seul, durant sept années. En 1766 parurent les dix derniers volumes. Un dernier volume de planches parut en 1772. Mais les volumes, à partir du tome VIII, firent l'objet d'une censure de l'éditeur Le Breton, à l'insu de Diderot, qui laissa néanmoins paraître les volumes.
Postérité:
L'entreprise de Diderot et de ses collaborateurs donna un grand essor à la production encyclopédique. Elle restera également le symbole de l'esprit des Lumières. On tentera encore dans les milieux catholiques, au milieu du XIXe siècle, d'en effacer les traces par des monuments plus importants encore. Ainsi, l'abbé Jacques-Paul Migne (1800-1875), fondateur de la Bibliothèque universelle du clergé et éditeur des monumentales collections de textes de Pères de l'Église Patrologie grecque et Patrologie latine, fera-t-il paraître une Encyclopédie ecclésiastique (1851-1859) en soixante-six volumes afin de reléguer la "funeste" Encyclopédie de Diderot et d'Alembert à n'être qu'un pygmée de science et d'utilité!", pour montrer implicitement l'infériorité de celle-ci et de son inutilité.
La postérité de l'œuvre de Diderot eut aussi un autre versant : une autre encyclopédie philosophique. Synthèse des savoirs autant que du savoir philosophique, l'Encyclopédie de Diderot reste une œuvre unique.
Source, CD-ROM Encarta 2000 ©.
   
 
  Voyage de La Pérouse autour du monde, publié conformément au décret du 22 avril 1791, et rédigé par
 
 
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LA PEROUSE

folio

psd euros

REFERENCE : 9710
   
  Voyage de La Pérouse autour du monde, publié conformément au décret du 22 avril 1791, et rédigé par M. L.A. Milet-Mureau, Général de Brigade dans le corps du Génie, Directeur des Fortifications, Ex-Constituant, Membre de plusieurs Sociétés littéraires de Paris.
Paris, de l’imprimerie de la république, an V, 1794, 5 volumes ; 1 atlas in folio en reliure d’éditeur et 4 volumes de texte in4, demi veau fauve à coins, dos ornés, pièce de titre bordeaux, reliure moderne dans le goût du 18ème.
L'atlas in-folio (570 x 403) est composé d'un frontispice gravé par Moreau le jeune et de 69 planches gravées d'après les dessins de La Martinière, Prévost et Duché de Vancy.
Edition originale, bien complète de l'Atlas, de la relation du voyage de La Perouse rédigée par Milet-Mureau.
Quelques lègères mouillures sur certaines planches de l’atlas, état quasi parfait pour les 4 volumes de texte. Bon ensemble.

  Parmi les navigateurs français du 18 éme siècle qui ont exploré le globe, il n'en est pas dont le nom soit plus populaire que celui de La Pérouse ; peut-être faut-il attribuer une partie de cette célébrité peu commune à la funeste issue de son expédition. Sur instructions personnelles de Louis XVI, le directeur général des ports et arsenaux, Claret de Fleurieu, décida d’envoyer une expédition pour compléter les travaux de Cook et de Clarke et rechercher un passage au nord-ouest de l’Amérique. Louis XVI dressa lui-même le plan du voyage et confia cette mission à Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse (Albi, 1741- ?): Le brillant officier de marine qui venait de s’illustrer dans la baie d'Hudson pendant la guerre d'indépendance des Etats-Unis et d’être promu au grade de capitaine, avait su gagner la confiance et l’amitié du Roi, du duc de Castries (ministre de la Marine) et de Fleurieu.
Après une minutieuse et intense préparation suivie de prêt par Louis XVI, La Pérouse quitte Brest le 1er août 1785 à la tête des deux corvettes, la Boussole et l’Astrolabe, en direction du Cap Horn. A son bord : une précieuse équipe de chirurgiens, ingénieurs, physiciens, géographes, botanistes, astronomes, dessinateurs… qui à la tâche de mener à bien la plus vaste entreprise scientifique, politique, économique et commerciale du siècle. En 1786, La Pérouse aborde l’île de Pâques : il exprime son admiration pour ces « bustes de taille colossale » et note le caractère peu farouche des femmes. Il part ensuite vers l’Alaska et accoste au port des Français le 2 juillet 1786 où plusieurs membres de l’équipage meurent noyés, emportés par une violente marée. Il les fait enterrer sur l’île du Cénotaphe (d’où son nom) et y joint une bouteille contenant la liste des naufragés. Après avoir longé les côtes de la Californie et observé la flore et la faune, la flotte s’engage sur les mers de Chine et du Japon que nul voyageur n’avait encore atteint : La Pérouse établit d’excellentes relations avec les populations mais est quelque peu répugné par les mœurs des Tartares. Lorsqu’il parvint aux îles Samoa, fin 1787, les indigènes massacrèrent 13 membres de l’équipage, dont son second et ami Fleuriot de Langle. Les navires continueront jusqu’en Australie, et c’est de ce pays, et plus précisément de Botany-Bay, que La Pérouse écrivit le 7 février 1788, sa dernière lettre au ministre de la marine (confiée aux anglais de l'expédition du gouverneur Philipp), avant de faire naufrage en mars 1788, près de l’île de Vanikoro, située entre les Salomon et le Vanuatu.
   
 
  Voyage de sa Majesté Louis Philippe 1er roi des français à Windsor
 
 
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PINGRET Edmond

folio

1400 euros

REFERENCE : 9715
   
  Paris, Pingret éditeur, London Published by Ackermann, 1846, grand in folio, demi maroquin à coins grenat de l’époque.
Superbement illustré de 24 lithographies en premier tirage sur papier de chine avec un feuillet d'explication. L’ensemble est exempt de rousseurs.
Paris, Pingret éditeur, London Published by Ackermann, 1846, grand in folio, demi maroquin à coins grenat de l’époque.
Superbement illustré de 24 lithographies en premier tirage sur papier de chine avec un feuillet d'explication. L’ensemble est exempt de rousseurs.


 
   
 
  Mémoires de Montecuculi, Généralissime des Armées et Grand-maître de l'Artillerie de l'Empereur
 
 
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MONTECUCULI Raimond, Comte de

in 8

1200 euros

REFERENCE : 9716
   
  Mémoires de Montecuculi, Généralissime des Armées et Grand-maître de l'Artillerie de l'Empereur ; avec les Commentaires de Monsieur le Comte Turpin de Crissé.
3 volumes in-8, Amsterdam, 1770, pleine basane fauve de l’époque, pièces de titre et de tomaison rouges et vertes, dos lisses, filets dorés .Édition publiée avec les commentaires de Turpin de Crissé et illustrée de 40 planches gravées repliées et d'un portrait.
Plats avec légers manques de basane sinon très bon exemplaire.



  Général des armées autrichiennes, né dans le Modénais en 1608, il servit d'abord comme volontaire dans l'armée impériale. Fait prisonnier durant deux ans (1639-1640), il mit à profit cette période pour étudier les ouvrages classiques sur l'art de la guerre ; ses Mémoires qui touchent à tous les aspects de la stratégie et de la tactique contribuèrent à sa réputation de Maître en la matière.
   
 
  Lettres sur l’Egypte & Lettres sur la Grèce
 
 
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SAVARY Claude

in 8

1250 € euros

REFERENCE : 9713
   
  Paris, Bleuet, An VII, 1798, Ensemble de 4 volumes in-8, basane marbrée, dos lisses ornés, reliure de l’époque. Seconde édition ornée de 5 cartes et plans dépliants.
Très bel exemplaire.

  L'Egypte fait partie, au 18ème siècle, de ces pays fascinants situés dans un "Orient" mythique. S'ouvre, à partir de 1760, une période riche d'événements, avec à la clé plusieurs écrits de Voltaire, les premiers voyages d'érudits, la conquête napoléonienne, et les travaux scientifiques qui mèneront, en 1822, à Champollion. Les Lettres sur l’Egypte de monsieur Savary restent l’un des textes fondamentaux sur ce pays.
   
 
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